Une belle histoire qui finit mal, un dirigeant de foot qui n'a rien compris, des Toulousains qui peuvent faire encore mieux, des mots et des chiffres. L'actualité du sport vue au-delà du simple résultat.

Ca aurait pu être une belle histoire...  Et ça a commencé comme une drôle d'histoire. Laurent Lokoli, joueur professionnel de tennis, a pris le risque de s'envoler pour l'Australie pour participer au premier Grand Chelem à Melbourne. 4 000 euros de billet d'avion pour lui et son coach, mais également pour l'appartement à louer et les frais divers. Tout cela sans aucune certitude de disputer les qualifications. Dixième sur la liste d'attente après une défaite au premier tour à Bangkok puis troisième, le tennisman corse a eu la chance de bénéficier d'un forfait et donc d'entrer dans le tableau des qualifications. Avec l'espoir d'intégrer le grand tableau et la certitude d'empocher quoi qu'il arrive 15 625 dollars australiens garantis même en cas de défaite d'entrée.
Premier set perdu contre l'Italien Gaio, deuxième set gagné et troisième bien entamé lorsque...
Lorsque, alors qu'il menait 3-2, Lokoli s'arrêtait net en fond de court, incapable de bouger, le corps paralysé par de violentes crampes. « Mon corps s'éteint tout d'un coup », a-t-il raconté. Au point que l'arbitre a dû lui apporter une chaise avant qu'il ne soit évacué et abandonne le match à l'Italien qui était venu le soutenir. L'aventure australienne s'achevait dans la douleur en même temps que s'envolait son rêve.
C'était une drôle d'histoire, ça aurait pu être une belle histoire...

Des mots...

Rien compris. « Tu as le physique d'une secrétaire, tu n'as pas le corps pour jouer au foot. Tu as tout ce qu'il faut pour être la secrétaire du district, tu travailles pour moi quand  tu veux... ». En s'adressant ainsi à Manon Calegari, conseillère technique départementale,  Jean-François Berrada, président de l'ES Petits Anges, club du sud de Paris, confirme qu'avec des hommes comme lui, la discrimination sexuelle, est encore bien présente. Encore un qui n'a rien compris...

Plaisir. « Des beaux souvenirs dans le tennis, j'en aurai et je vais essayer d'encore en créer quelques-uns. » Non, non, Richard Gasquet n'a pas encore raccroché sa raquette. Tant qu'il prend du plaisir, l'ex-"petit prince" continuera de balader ses 37 ans sur les courts de tennis. En attendant, il s'est quand même amusé en prenant le premier set à Alcaraz, avant d'être atomisé dans les deux autres manches. Alors, rendez-vous à Roland-Garros ?

Toujours mieux. « J'aimerais qu'ils (les joueurs) prennent conscience que leur meilleur niveau est loin d'être atteint (…), je suis convaincu qu'ils peuvent faire encore mieux. » Après Cardiff et les Harlequins, les Toulousains ont atomisé l'Ulster (48-24) en Coupe d'Europe. Et Hugo Mola, leur entraîneur, est convaincu que son quinze n'est pas encore à son meilleur niveau. Ça promet pour la suite...

… et des chiffres

53 586. C'est le nombre de spectateurs qui ont assisté aux deux matches d'ouverture (France-Macédoine et Allemagne-Suisse) de l'Euro de hand dans la plus grande salle d'Europe, la Merkur-Spiel Arena de Düsseldorf. Un record ! Mais du haut des tribunes, les jumelles étaient obligatoires...

174. Il est entré dans l'histoire de l'Atletico Madrid. En égalisant à 2-2 contre le Real en demi-finale de la Super Coupe d'Espagne, l'international français Antoine Griezmann a inscrit son 174e but sous le maillot rayé rouge et blanc. Il  efface Luis Aragones et ses 173 réalisations et entre dans la légende de son club de toujours. La fidélité récompensée...

34. Pour préparer le Mondial, Fabien Galthié disposait de 42 joueurs. Il n'en appellera plus que 34 suite à un accord avec les clubs. « C'est le nombre idéal », a commenté le sélectionneur des Bleus. Qui avait dit sensiblement la même chose quand il en avait 42. Ou comment toujours retomber sur ses pattes...

(Sources : L'Equipe, Le Parisien/Aujourd'hui, Ouest-France, sites internet)

JHD