Pendant la dernière campagne électorale et maintes fois au cours des conseils municipaux, Monsieur Vergne, conseiller municipal, avait fait de la lutte contre la bétonisation son cheval de bataille.
Cette densification à outrance était voulue par Monsieur Gorges qui a mis en place un PLU (Plan Local d'Urbanisme) dont le règlement autorise des emprises, des volumes et des hauteurs de construction extravagants, une aubaine pour les promoteurs…
Elu maire, Monsieur Vergne doit maintenant « s'accommoder » de ce PLU dont les études nécessaires à sa révision ne seront pas engagées avant la fin de l'année. Pourtant il y a urgence en la demeure.
Le voilà donc contraint de signer les permis qu'il vilipendait hier. Ainsi le 15 mai dernier Monsieur Vergne a délivré un permis de construire une extension de l'hôtel du Grand Monarque au 10 rue Gabriel Péri – 36 chambres couronnées par un rooftop. Cette autorisation contredit les orientations que Monsieur Vergne est censé donner au futur PLU.
Par son emprise, son grand volume et son architecture le bâtiment projeté ne s'insère par harmonieusement dans la rue. Il présente un imposant mur aveugle et porte donc atteinte au caractère urbain du quartier… mais il est conforme au PLU en vigueur !
En conséquence la plupart des riverains, directement impactés par cet « intrus », risquent de subir un trouble anormal de voisinage : perte de vues et ensoleillement réduit, cadre de vie modifié durablement. Ils sont déterminés à agir pour empêcher la réalisation de ce projet. Une pétition circule déjà.
Pour l'Association de Défense de l'Environnement de l'Agglomération Chartraine, Patrick Chenevrel, président.
Illustration : photomontage schématique du projet