Une question innocente et nécessaire en ces temps d’élection municipale : comment solliciter le suffrage de ses concitoyen-nes sans être au clair sur son dû ? Deux exemples.
Celui qui est encore maire de Chartres, et depuis vingt-cinq ans, a toujours tenté de faire payer son opposition pour sa libre parole - toujours étayée. Comme le savent nos fidèles lecteurs, il a toujours perdu ses procès, même après appel, et cette maladie de la diffamation a coûté fort cher à toute la collectivité de Chartres. Aussi, avant de partir, monsieur, veuillez régler vos dettes, et de vos propres deniers, soyez classe : c’est écrit dans Cactus, et c’est l’injonction de la Justice : vous devez à Chartres Ecologie 900 euros, réparation qui, après sept mois, n’a toujours pas été honorée.
La seconde préoccupation concerne l’un de ses adversaires à l’élection. Ces deux-là
étaient ensemble en 1995, puis se brouillèrent, il faut le croire. Enfin, celui qui est à la tête d’une liste réunissant RN, zemmouristes, villiéristes et autres maréchalistes a déclaré à la journaliste de L’Echo républicain qui l’interrogeait sur le coût de son local de la rue Noël-Ballay (dû à la folie bétonneuse du maire sortant) : "C’est Poutine qui paie." Chacun appréciera cette acceptation sans complexes de l’idée d’ingérence d’un criminel de guerre (ainsi défini par la CPI pour enlèvements massifs d’enfants ukrainiens, viols et tortures commis sur les prisonnier-es, soldat-es et civil-es au cours d’une guerre qui ravage jusqu’à l’âme de l’Europe). L’intéressé se défendra, arguant d’une boutade, probablement. Si tel est le cas, c’est d’une légèreté irréparable.
Besoin de punir indéfiniment les opposants d’un côté, désinvolture immorale de l’autre : l’usage de l’argent est un révélateur incontestable à l’avant-veille du secret des isoloirs.
Chantal Vinet, présidente de l'association Chartres Ecologie