Avec la médaille d’or du relais masculin, le biathlon a rapporté neuf des seize médailles de la délégation françaises aux Jeux d’hiver. Un bilan in-dis-cu-ta-ble...

N’en déplaise aux chroniqueurs de la chaîne léquipe21 sur le plateau de "L’équipe de choc", le biathlon français est bien au rendez-vous des Jeux olympiques d’hiver. Dimanche, suite à l’absence de médaille sur la poursuite femmes (Jeanmonnot 4e  et Océane Michelon 5e, quand même…), les participants s’interrogeaient par un  "Merci le biathlon ?" , France Pierron aux manettes leur demandant si les « les Bleus (du biathlon) étaient à la hauteur de vos attentes. » S’en suivit un  débat bigrement animé dans lequel Tangi Kerhoas, habituel consultant sur les épreuves Coupe de Monde, eut bien du mal à défendre le bon bilan des biathlètes français. Une joute oratoire quelque peu stérile, voire déplacée pour une question qui ne méritait même pas d’être débattue. Et pour un point d’interrogation inutile que nous avons remplacé par un point d’exclamation...

Fabien Claude, Emilien Jacquelin, Quentin Fillon-Maillet et Eric Perrot, médaillés d’or au relais (une première pour le biathlon tricolore) ont, aujourd’hui, avec panache rebattu le caquet de ces débatteurs de pacotille juste là pour, semble t-il, faire le buzz dans des joutes parfois trop énervées et énervantes. Car comment débattre sur ce sujet alors que le biathlon  a ramené à la France aujourd’hui une nouvelle médaille d’or, la quatrième de ce métal en onze jours venant s’ajouter à trois d’argent et deux de bronze. Soit un total de 9 podiums contre huit  (et seulement deux d’or) à la Norvège sport-roi de la discipline, et donc la moitié de la récolte française* compté à seize à ce jour. Et il reste le relais féminin et deux mass-start.

Pour conclure ce mot d’humeur, on demandera à tous ces chroniqueurs de raison garder et de ne débattre que lorsque il y a matière et surtout sur des sujets qu’ils maîtrisent. Qu’ils se contentent de leurs joutes footballistiques… Et qu’ils nous laissent savourer notre plaisir après la monstrueuse performance d’Emilien Jacquelin, qui, en une boucle, a refait le retard de 50 secondes (Fabien Claude, malheureux au tir, lui avait passé le relais en dernière position), suivi d’un solide Quentin-Maillet (aujourd’hui le Français le plus médaillé aux Jeux d’hiver !) et d’un Eric Perrot qui a conclu à bout de force le travail, mettant plusieurs minutes avant de se relever.
*La cinquième médaille d’or de la délégation française est celle du couple de danse sur glace de Guillaume Cizeron - Laurence Fournier-Beaudry.

A part ça…

A part ça, l’article 50 de la charte olympique est sujet à interprétation et varie selon… « Aucune sorte de  démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique », stipule t-elle. Retour en arrière avec ces affaires évoquées dans  L’Equipe sous la plume de Béatrice Avignon  (14 février), quand le CIO a blanchi et rendu sa médaille de bronze à un footballeur coréen qui avait "brandi un message soutenant l’occupation d’une île" (2012)  ou quand une éthiopienne 2e du marathon de Rio (2016) avait "croisé ses poings au dessus de sa tête" sur le podium pour marquer son soutien au peuple Oromos (2016). Dès lors, on ne pourra que s’étonner de la disqualification et de l’exclusion*du concurrent ukrainien de skeleton Vladyslav Heraskevich  coupable d’avoir collé sur son casque des photos de sportifs de son pays tués depuis quatre ans depuis que la Russie a déclaré la guerre à l’Ukraine. Deux poids, deux mesures…
*La décision a été confirmée par le Tribunal du sport (TAS)

A part ça, les réseaux sociaux se sont encore déchaînés après la victoire de Julia Simon aux 15 km de l’individuelle de biathlon et son doigt sur la bouche, histoire de faire cesser les réactions après l’affaire de vol et escroquerie pour laquelle elle a été condamnée par la justice et suspendue  par la fédération. Ces mêmes réseaux sociaux qui s’étaient déchaînés en harcèlement et menaces sur Justine Braisaz-Bouchet, la victime. Quelle qu’ait été la sanction sportive de Julia Simon, pour le staff de l’équipe de France l’affaire est close, un point c’est tout. N’en déplaise aux forcenés des réseaux sociaux…

A part ça, le geste en vogue de ces Jeux( et ailleurs…) , c’est le coeur "dessiné" avec les deux mains par de nombreux concurrents, les patineurs après leur prestation, les skieurs et autres sur le podium à la remise des médailles. Bon, même si on préfère ça  aux médaillés qui mordaient leur breloque à la demande des photographes, à la fin ce coeur n’a plus guère de signification...

A part ça, les entraîneurs de ski alpin ont une manière originale de suivre et filmer leurs athlètes en s’installant dans les sapins et épicéas (les mélèzes ne sont pas recommandés) qui bordent les pistes. C’est que Le Parisien/Aujourd’hui  qui a raconté que ces monte-en-l’air d’un genre particulier maîtrisent ainsi mieux les corrections à apporter.  Certains s’attachent au tronc avec de la bande adhésive pour ne pas tomber, d’autres avec un baudrier. Il y aussi ceux qui n’oublient pas leur ravito en barres de céréales et ceux qui ont perdu leur clé d’hôtel ou leur portable.  Dur, dur, le métier d’entraîneur...

(sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui en France, Ouest-France, sites internet).

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