Dans les décors somptueux des montagnes italiennes, les Jeux olympiques d’hiver ont apporté plein de superbes images. On a aimé ces Jeux. Et pas seulement pour les médailles. Images...

On a aimé...

- On a aimé, l’ambiance passionnée et bon enfant du très très nombreux public sur toutes les épreuves du biathlon au ski alpin, du patinage au curling en passant par le bobsleigh et le ski acrobatique dans les superbes patinoires ou sur les pistes. On a aussi aimé les somptueux décors de la montagne  italienne dans les Dolomites et le Trentin Haut-Adige sous le soleil ou sous les flocons. On était loin des neiges artificielles des Jeux 2022 de Pékin. Pour une fois, le dérèglement climatique nous a épargné. Que la montagne est belle...

- On a aimé le final improvisé des trois derniers de la mass-start hommes de biathlon. Arrivés à six minutes de Johannes Dale, Fabien Claude, Nicola Romanin et Campbel Wright se sont arrêtés à l’entrée de la ligne droite d’arrivée puis se sont alignés avant  de se lancer dans un sprint effrené  sous les acclamations d’un public ravi. C’est aussi ça l’esprit olympique…

Sans oublier la petite parade d’adieu et pleine d’émotion de l’Italienne Dorothea Wierer et de l’Allemande Franziska Preuss au terme de la mass-start, leur dernière course avant de raccrocher carabine et skis. Salut les championnes...

- On a aimé le ski-alpinisme, nouvelle épreuve du programme olympique.  D’abord parce qu’il a rapporté trois médailles dont une en or à la France. Ca n’a bien sûr rien à voir avec l’original ski-alpinisme mêlant rando et sport en pleine nature et dans les vastes espaces enneigés. Mais sur le format olympique, l’indécision est de mise tant en individuel (format court de trois minutes) que par équipe, tout pouvant être remis en cause dans les aires de transition. C’est bref mais très prenant. Peut-être faudrait-il seulement trouver un autre nom car ça n’a rien à voir avec l’alpinisme...

- On a aimé la couverture télévisée de l’équipe des sports de France Télévision. Matin, après-midi, soirée, relais France 2-France 3 impeccables.  Une présence de tous les instants, des interviewes et un équilibre pas toujours simple à trouver entre les diverses disciplines. Quand on pense que ce service des sports risque d’être impacté par les économies demandées au service public...

- On a aimé, les titres de L’Equipe pendant la quinzaine avec une mention spéciale pour  "La Remonta d’or" du relais masculin de biathlon. On avait imaginé que les filles les ayant imité, les tîtreurs du quotidien sportif afficherait un "Bis repetita"… Perdu : le relais féminin victorieux a eu droit au ‘’Bonheur des dames’’. Et pour notre bonheur...

On n’a pas aimé…

- On n’a pas aimé voir le biathlète  Tommaso Giacomel abandonner la mass-start. Il comptait sur cette ultime épreuve pour effacer ses Jeux décevants. En tête après deux sans faute aux tirs couchés, l’Italien a soudain perdu de sa superbe, piochant et n’avançant plus, victime de violentes douleurs aux côtes qui l’ont contraint à s’arrêter sur le bord de la piste. Une grosse frayeur pour l’actuel 2e de la Coupe du monde…

- On n’a pas aimé la colère du Norvégien Atle Lie McGrath qui, après avoir enfourché une porte de la deuxième manche du slalom spécial, a balancé de rage ses bâtons au risque de blesser quelqu’un avant d’aller s’allonger loin de la piste à l’abri des regards pour ruminer son élimination.

Et que dire de la méchante bagarre du hockeyeur français Pierre Crinon avec le Canadien Tom Wilson, le Français ayant eu un « comportement provoquant à la sortie de la glace, violation manifeste de l’esprit olympique » a estimé la Fédération française qui l’a exclu. Le Grenoblois n’en n’est d’ailleurs pas à son coup d’essai, puisqu’il avait frappé un adversaire  d’Angers fin novembre lors du match de championnat

- On n’a pas du tout aimé, la disqualification et exclusion de l’Ukrainien Vladyslav Heraskevych coupable de n’avoir pas respecté l’article 50 de l’olympisme pour avoir collé des photos d’amis sportifs tués en  quatre ans depuis que la Russie a attaqué l’Ukraine.

- On n’a pas aimé non plus le défi insensé de Lindsey Vonn qui a pris le départ de la descente de ski alpin avec une rupture des ligaments croisés et a grièvement chuté après seulement treize secondes, jambes brisée. Et carrière terminée. Le panache oui, mais l’inconscience non…

- Enfin on n’a pas apprécié, les commentaires truffés de jeux de mots et les tics de langages (« voyez-vous... ») d’Alexandre Boyon lors des épreuves de biathlon.  Et d’avoir un peu trop coupé la parole à Marie-Dorin Habert surtout lors des premières retransmissions . Heureusement, il a corrigé le tir  et on a pu apprécier les analyses techniques et  pertinentes de Marie-Dorin Habert.

JHD