Voici venu le temps de la traîtrise tous azimuts. C'est le sort de tous les parrains déboulonnés de voir leurs vassaux "indéfectibles" s'asseoir sur leurs serments de fidélité. Ainsi, Rémi Martial et Gérard Besnard se sont ralliés à Ladislas Vergne. A n'en point douter, ces deux-là "zieutent" sur le conseil départemental dont le renouvellement interviendra en 2028. Le premier se verrait bien devenir président du CD, tandis que le second a le fauteuil de Franck Masselus en ligne de mire... Un autre gorgien, Richard Lizurey, a préféré la cohérence et la dignité en ne répondant pas aux appels du pied du nouvel homme fort de Chartres.
La bascule à droite du parti socialiste de l'agglomération chartraine est moins rigolote. Stéphane Cordier, un obscur ancien patron du PS 28, a montré la voie en faisant savoir dans la presse locale, juste avant le scrutin municipal de mars, son refus de soutenir la liste de la gauche et de l'écologie Chartres en commun. La trahison socialiste s'est généralisée le 24 avril dernier, quand les élus de gauche de Mainvilliers ont voté Vergne et non pas Bridet pour la présidence de Chartres Métropole. Plus rien ne sera jamais comme avant.
Enfin, les opposants au projet d'autoroute A 154 ont été stupéfait de voir Grégoire Bailleux, maire de Gasville-Oisème, accorder son soutien au candidat Vergne, partisan de l'A154, au poste de président de l'intercommunalité. Comment expliquer ce reniement des convictions écologistes que cet élu, jusque-là exemplaire, affichait si haut ?