Rappelons que le projet immobilier du n°24 de la Courtille est la cause du massacre des trois magnifiques marronniers classés en Espace Boisé Classé, malgré les nombreux recours portés par des riverains et la résistance de centaines de citoyens, mais grâce à l'aberration du règlement* du PLU et la complicité de la SPL Chartres Développements Immobiliers, co-maître d'ouvrage.

Après avoir promis « une remise » aux acheteurs des dix premiers appartements (sans succès ?), le bureau de vente a été embelli et rhabillé. Il est illuminé la nuit. « Faites-vite ! Seulement 38 lots – caractère bourgeois – emplacement idéal pour profiter du Cœur de la Ville » : autant de slogans éculés pour séduire les acheteurs potentiels.

On notera que sur la nouvelle vue aérienne de la façade coté boulevard, on ne voit pas sur la droite la demeure « belle époque » impactée, pourtant située à 3,70 mètres du pignon de l'immeuble projeté. Encore une tromperie !

Emettons l'hypothèse que cette résidence ne voit jamais le jour en l'état : alors, les marronniers auraient été abattus pour des prunes ?

Vivement le changement !

Patrick Chenevrel

* dans les zones urbaines de Chartres, le PLU attribue la même valeur entre un mètre carré de terre épais de 40 cm sur une dalle béton et un mètre carré de pleine terre ! Cette règle insidieuse contribue à la sur-densité des constructions du fait des nombreux parkings souterrains qu'elle permet et qui influent directement sur le nombre de logements. Combien de Chartrains en sont conscients ? quant aux promoteurs, ils en profitent allègrement…