SportExpress : l'insoumise et les golfeurs

Une insoumise qui se paie le golf, un sélectionneur quand même ravi, des journalistes trop partisans, l'affaire du Parc qui fait sourire et quelques chiffres... L'actualité du sport vue au-delà du simple résultat.

Après quelques (rares) extrémistes écologistes qui ont partiellement détérioré des parcours de golf (Saint-Quentin-en-Yvelines, Bandol, Le Mans...) l'année dernière, c'est au tour d'une élue de l'Assemblée nationale de s'en prendre au golf.  « Les riches votent ! Les racistes et les golfeurs aussi. Et vous ? » Riches, racistes, golfeurs dans le même sac ! Voilà une attaque gratuite et même franchement insupportable. Un slogan destinée à appeler ses sympathisants à voter aux Européennes... C'est ce que n'a pas hésité à tweeter la députée LFI Mathilde Panot qui ignore visiblement qu'il y a près de 600 000 pratiquants de golf et 446 000 licenciés, et qui semble associer les racistes et les golfeurs oubliant sans doute que le légendaire Tiger Woods est un golfeur de couleur et qu'enfin, ce n'est parce que les prize money des tournois internationaux se comptent en dizaines de milliers de dollars que le golfeur de base est un privilégié. Comme en tennis, en foot ou autres sports professionnels...
Surpris de cette stigmatisation voire « meurtri », Pascal Grizot, le président de la FFG, tient à préciser  que le golf est « autant pratiqué que le hand, le basket ou le judo », signifiant ainsi que les parcours et les green ne sont pas uniquement des terrains de jeu réservés aux élites et qu'ils accueillent tout le monde sans discrimination. N'en déplaise à l'insoumise qui a assurément raté son drive (coup d'envoi en langage golfique). Précisons également que le prix de la licence est moins élevé que dans certains autres sports.  « Dresser des listes d'ennemis publics est rarement une idée de nature à favoriser la concorde nationale et à sublimer la démocratie », est-il écrit sur le site du Point.fr. Et pour conclure, le président du golf invite les représentants de LFI à une rencontre « pour faire évoluer la compréhension » qu'ils peuvent « avoir de notre sport ». Et pourquoi pas les initier. On a hâte de voir Mme Panot avec son club, ses tees et son caddie...

Des mots...

Contenu. « C'est une des plus belles victoires de notre équipe (…) Le contenu est parfait, on n'est pas là pour faire des démonstrations et donner  des leçons. » Si, comme l'a titré L'Equipe, il est "Bon pour le moral", le succès du Quinze de France en Ecosse nous a semblé quand même un peu tiré par les cheveux, voire chanceux avec, certes quelques éclairs mais surtout beaucoup de maladresses et d'approximations. Mais bon, comme l'écrit Frédéric Bernès dans L'Equipe, avec  Fabien Galthié, on ne sait pas toujours si «  c'est du lard ou du cochon  (...). et à la réflexion, sûrement les deux... » Rendez-vous dans quinze jours contre l'Italie...

Spectacle. « Les espaces de travail médias transformés en ring de boxe, voire simplement mués en dance-floor ou zone de spectacles animés par des détenteurs de badges médias.. » L'Association internationale de la presse sportive a dénoncé l'attitude de certains journalistes lors des matches de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) où l'on a même vu, raconte Hervé Penot, envoyé spécial de L'Equipe en Côte d'Ivoire, des journalistes habillés aux couleurs de leur pays et invectiver voire plus les entraîneurs de ''leur'' équipe ou les confrères de l'équipe adverse. « Le journaliste ne peut pas être considéré comme un supporter », a rappelé l'AIPS. Une évidence mais pas pour tous, hélas...

Prémonition. « Il faut changer quelque chose, et on va chercher quoi. » Eliminé de la Coupe de France par le FC Rouen, club de National, Monaco, 5e du championnat, a un parcours décevant eu égard à sa renommée. Et l'entraîneur Adi Hutter de se poser des questions. Changer quelque chose, dit-il. Souhaitons lui que ce ne soit pas lui.*
*Rassuré Hutter : Monaco a remporté dimanche le derby contre Nice...

Humour. « C'est mon stade ! » Rien de mieux qu'un peu d'humour dans l'affaire du Parc des Princes qu'Anne Hidalgo et la Mairie de Paris ne veulent pas vendre, que le PSG veut donc quitter pour s'installer en région parisienne et que Valérie Pécresse et la Région Ile-de-France se disent prêts à trouver un terrain. L'humour, ce sont les dessins de Lasserre et de Vidberg dans L'Equipe. Le premier, c'est Nasser Al-Khelaïfi qui s'interroge pour aller où et c'est l'émir du Qatar qui lui offre la solution : « Pourquoi pas au Qatar, y en a plein (des stades) qui ne servent à rien depuis la Coupe du monde. » Le second, c'est Anne (Hidalgo) et Valérie (Pécresse) en colère dans un bac à sable avec pelle, râteau et seau se disputant leurs pâtés. « Arrête , Anne, tu détruis mon stade », laquelle Anne réplique par « C'est mon bac à sable. »

et des chiffres

5. Ou 1, 2, 3, 4 et 5, ce qui fait un quintuplé. C'est une première en matière de biathlon et c'est celui des Norvégiens qui ont écrasé la poursuite des Mondiaux dimanche. Deux jours avant, ce sont les Françaises qui avaient réalisé une première en sprint avec le quadruplé de Julia Simon, Justine Braisaz-Bouchet, Lou Jeanmonnot et Sophie Chauveau.  A noter pour les archivistes qu'en 2009 et en 2023, les Norvégiens avaient déjà réalisé un quadruplé en sprint. Et en 1984 et 1990, les Soviétiques femmes et hommes avaient aussi réussi le quarté dans l'individuelle. Mais là, c'était au siècle dernier...

35. Comme le Mondial des plus de 35 ans, l'âge minimum qu'il faudra avoir pour participer à cette compétition (4-11 juin) en Angleterre. Ce sera en tous cas l'occasion de revoir quelques anciennes gloires : Thierry Henry, Christian Karembeu, Marcel Desailly  pour les Bleus, mais encore les Brésiliens Ronaldinho, Roberto Carlos, les Anglais Franck Lampard et Rio Ferdinand et les Italiens Francesco Totti et Fabio Cannavaro.  Et qui sait, Zidane retrouvera peut-être Materrazzi....

(Sources : L'Equipe, Le Parisien/Aujourd'hui, Ouest-France, sites internet)

JHD