SportExpress : faut quand même pas pousser
Quand un oiseau s’écrase à Indianapolis, quand un entraîneur se défausse, quand la glace du hockey jette un froid et quand des galères s’enchaînent… L’actualité du sport vue au-delà du simple résultat.
Imaginez un pilote automobile, Romain Grosjean en l’occurrence, à près de 300 km/h sur l’anneau d’Indianapolis. Quand soudain, un choc et le voilà presque aveuglé : un oiseau vient de s’écraser sur l’arceau de son bolide. Il y a six ans, à Bahreïn, le pilote aux 179 Grand Prix était déjà sorti miraculeusement indemne de sa F1 en feu. La mort, il l’a côtoyée...
Idem sur le circuit mythique des Etats-Unis. « J’ai encore du sang sur ma combinaison, il y a des morceaux de l’oiseau sur l’arceau, je ne voyais plus où j’allais... », a commenté le Français une fois revenu au stand. Ce « je ne voyais plus » en dit long sur les quelques fractions de secondes de frayeur. Alors comme pour oublier ce destin qui aurait pu lui être fatal, le pilote français s’est laissé aller à un brin d’humour. « Je n’ai pas mangé de poulet ce midi, je suis juste passé devant... ». Que n’avait-il pas dit !
Madame Mimi Bekhechi, de l’association PETA n’a en tout cas pas aimé. Il faut savoir que cette assoc’ défend la cause animale et lutte pour mettre fin à l’utilisation de la viande animale pour la nourriture. Végane, si vous préférez. Loin de nous l’idée de critiquer cette "philosophie". Mais il ne faudrait quand même pas pousser le bouchon en s’offusquant d’un trait d’humour bien compréhensible pour faire retomber la pression. « Les oiseaux ont des sentiments, apparemment plus que Grosjean étant donné qu’il semblait plus préoccupé par sa voiture, son casque et sa combinaison - tous remplaçables - que par l‘accident de cet oiseau sans méfiance », a commenté, offusquée, la vice-présidente.
Que les oiseaux aient des sentiments, on veut bien l’admettre (quoique…), que l’on défende la cause animale, pas de problème. Mais cette réaction - qui pourrait également faire du tort aux activistes qui adhèrent à la cause vegane - nous paraît pour le moins incongrue. Et puis, on peut enfin s’interroger sur ce qu’aurait pu dire cette dame si le pilote avait été grièvement blessé. En ces circonstances, la vie d’un homme n’est-elle pas plus importante...
A part ça…
- A part ça, il était l’homme de la situation. Refrain connu dans le monde du foot quand on évoque l’arrivée d’un nouvel entraîneur. Aujourd’hui, après trois mois sur le banc du stade vélodrome, Habib Beye n’a rien réussi et l’OM s’installe dans une crise permanente. Mais là où le bât blesse, c’est quand le coach marseillais pointe les journalistes en partie responsables du piètre comportement de son équipe. « Certains manquent de déontologie journalistique. Soit vous savez l’information, soit vous l’inventez et vous fracturer le vestiaire... » Facile ! Cela dit avant qu’après le 0-3 encaissé à Nantes, il ne s’en prenne directement aux joueurs et se défausse encore. Encore facile… Se serait-il seulement demandé si c’était son message et ses méthodes qui ne passaient pas...
- A part ça, à l’occasion du match retour de Ligue des champions contre le PSG, le Bayern a repris à son compte le slogan du club parisien. Ainsi le "Ici c’est Paris" s’est transformé dans la capitale de la Bavière en "Ici, c’est Munich". On traduit. L’année dernière pour la finale face à l’Inter, Luis Enrique et ses troupes avaient choisi le l’Infinity Hotel & Conference Resort. Sauf que cette année, ils se sont vus opposés un "nein" catégorique des Munichois habituellement hébergés dans cet hôtel de très grand luxe lors de leurs mises au vert. « C’est notre hôtel. Il n’est pas question de le laisser aux Parisiens. C’est notre ville, c’est notre match à domicile, Il n’y a donc à négocier » , ont déclaré les dirigeants du Bayern. Le personnel de l’Infinity pourra peut-être regretter ce choix, se souvenant qu’il y a un an les joueurs du PSG s’étaient montrés très généreux sur les pourboires...
Et pour conclure…
- Et à part tout ça, voguent les galères. Pour Lucas Chevalier d’abord, l’ex-goal brillant de Lille que le PSG a attiré dans ses filets déchante grave. Supplanté par le Russe Safonov, brillant en Ligue 1 et en Ligue des champions, il n’a pas joué depuis février. Et pire, il vient de se blesser tout seul à l’entraînement. Mauvaise pioche à Paris mais aussi pour une sélection avec les Bleus à quelques jours de l’annonce de la distribution de billets pour le Mondial aux Etats-Unis.
Mauvaise fortune également pour le cycliste David Gaudu qui collectionne les hauts et surtout les bas. A son incapacité à suivre le rythme, il a ajouté la guigne à ses déboires. Ainsi dans le récent Tour de Romandie sur 103 coureurs au départ du prologue de trois kilomètres, seuls deux coureurs ont crevé, a constaté L’Equipe. On ne vous posera pas question d’en citer au moins un …
(sources : L’Equipe, Le Parisien/Aujourd’hui, Ouest-France, sites internet)
JHD