La deuxième libération de Chartres
C'est l'histoire d'un mec tellement imbu de sa personne et obsédé par le pouvoir qu'il en oublie le principe vital de réalité : la communication horizontale et bienveillante avec les électeurs, ses employeurs. Ce 22 mars 2026, les citoyens ont dégagé leur maire d'un quart de siècle dans un désaveu HISTORIQUE : ils n'en pouvaient plus de ce type arrogant, de sa politique du tout-béton, de ses agressions contre les arbres et de ses frais de représentation exorbitants, sans production de justificatifs. Une certitude, on mettra peu de temps à l'oublier, l'affront suprême fait à sa majesté.
C'est l'histoire d'un jeune homme trentenaire, qui joue à Macron, qui séduit à gauche et à droite, qui constitue donc une liste hétéroclite, sans véritable consistance idéologique, avec un programme basé "sur le quotidien". On sait déjà comment ça va finir : MAL, à cause des rivalités de personnes (qui ont déjà commencé) et d'une situation financière incompatible avec les promesses hasardeuses. Sa popularité ne sera pas pérenne. Il faut néanmoins lui tirer un coup de chapeau : il a construit sa victoire électorale très en amont, sur son unique personne et une stratégie de porte-à-porte exemplaire.
C'est l'histoire d'une liste citoyenne d'union de la gauche et des écologistes, qui n'a pas réussi à mobiliser les abstentionnistes, près d'un Chartrain sur deux. Mais c'est l'histoire d'une aventure collective qui durera longtemps, grâce à ses JEUNES POUSSES qui ont d'ores et déjà coché l'échéance suivante de 2033. Tremble, Ladislas Vergne, tremble !
Gérard Leray